C’est arrivé comme ça

Émilie fait désormais partie des rangs de l’armée française, mais ça n’a pas toujours été le cas.. Rien ne la destinait à cela, et c’est avec son ami Mathieu qu’elle se remémore le jour où c’est arrivé.

~Crush – Destruction – Gentle – Instant Size Change – Unaware – Violent~

 

-« Hey, fais gaffe où tu marches la grande !! » S’exclama Mathieu en levant les yeux vers son amie. Celle-ci baissa les siens pour croiser le regard du petit homme à ses pieds, après avoir avancé sa tête afin que sa poitrine volumineuse ne les empêche pas de se voir.

Sa rangers immense était posée juste à côté du jeune homme en tenue, et ce dernier pouvait voir de par sa proximité que la géante prenait toujours autant soin de ses affaires. Les chaussures de service étaient toujours impeccablement cirées. En revanche, cela n’empêchait pas le fait qu’elle avait failli l’écraser.

-« Ooh tu exagères Mat’, c’était pas non plus si près que ça ! » Lui répondit-elle en rigolant et en apportant sa main droite devant son visage, écartant de quelques mètres son index et son pouce pour montrer la distance de sécurité qu’elle avait conservé.

-« Ouais bien sûr, c’est pas toi qui risque d’en ressortir blessée ! »

-« T’es vraiment une chochotte.. » Lui lança-t-elle en se baissant pour poser sa main au sol.

-« Mouais.. » Commença-t-il tout en s’avançant vers sa paume de main retournée. Il grimpa dessus et s’accrocha à un son index immense pour se maintenir, il ne désirait pas perdre l’équilibre, au risque de retourner -à son goût- trop rapidement au sol. « N’empêche que ça reste toujours flippant de voir une chaussure aussi grosse s’approcher de toi, je peux te le dire. »

Elle se mit à marcher et détourna le regard, pensive.

-« Pourtant, ça commence à faire un petit bout de temps maintenant. »

-« Oui, c’est vrai… Mais je m’y suis un peu habitué hein ! C’est juste que certaines choses ne sont pas forcément simples à changer… Mais bon, quand-même ! C’est sûr que c’est pas comme au tout début de notre relation. »

-« Tu étais tellement effrayé, je me souviens… »

-« Et moi aussi je me souviens que tu l’étais ! » Lui rappliqua-t-il. « Ça fait combien de temps ? »

-« 17 ans. » Annonça Émilie, ses souvenirs refaisant lentement surface. « C’était si effrayant.. »

-« Paul, range vite tes affaires, on se tire d’ici !! » Cria une jeune femme à l’intéressé, les cheveux ébouriffés par ses déplacements désordonnés. Elle portait son sac à main encore ouvert avec des affaires qui dépassaient. Paul n’avait pas besoin d’être un devin pour réaliser que la femme était paniquée, et il ressentit une dose d’adrénaline se propager en lui.

-« Qu’est-ce qui se passe Christine ?! » Demanda-t-il, choqué par cette soudaine intrusion dans son bureau.

-« Il faut qu’on s’en aille ! Vite j’ai pas le temps de t’expliquer ! »

Au début, l’homme d’une quarantaine d’années ne sut pas trop quoi faire. Était-ce un canular ? Où voulait-elle en venir ? Il n’y avait pas eu d’alarme d’incendie alors le bâtiment n’était sûrement pas en danger. Il n’avait pas non plus entendu d’alerte à la bombe ou quoi que ce soit, alors qu’est-ce qui pouvait bien mettre son amie dans cet état. « Écoute Christine, explique-moi ce qu- »

-« On a pas le temps putain !! Dépêche-toi Paul, je t’attends en bas ! » Hurla la femme en disparaissant du champs de vision de Paul, ses talons s’éloignant en claquant dans le grand hall.

L’homme était complètement perdu, alors il se leva avec hésitation et resta debout quelques secondes, ne sachant pas comment réagir. C’était probablement une blague, ou une surprise du moins. Il n’y avait pas de quoi réagir comme elle lui suggérait, il suffisait qu’il récupère sa mallette et qu’il s’en aille. C’est pourquoi l’homme attrapa sa sacoche par la poignée prévue à cet effet, et qu’il se dirigea tranquillement vers la sortie. Son coeur battait fort sans même qu’il en connaisse la véritable raison, et ses pas étaient plus cadencés que d’habitude, chose qui l’inquiétait encore plus. Il se força à respirer profondément, il ne voulait pas passer pour un idiot devant tout les autres.

Et si l’alerte que lui avait fait son amie était vraie ? Non, c’était impossible…

Il continua à marcher vers la sortie du bâtiment, et ce n’est qu’en prenant l’ascenseur qu’il entendu des genres de secousses. Son corps se glaça, et il tendit l’oreille afin d’écouter plus attentivement. Bien entendu, les secousses se reproduisirent et Paul put sentir son coeur accélérer à nouveau.

Les bruits sourds semblaient gagner en intensité, et les résonnements qu’il commençait à entendre firent trembler la cabine de l’ascenseur. Sans prévenir, il sentit l’ascenseur s’arrêter, avant même qu’il n’arrive au rez-de-chaussée. Si c’était une blague, cela n’était pas drôle du tout ! Et bien trop réaliste pour son coeur qui commençait à battre de plus en vite, des gouttes de transpiration se formant sur son front.

Les bruits étaient devenus si forts que Paul avait l’impression qu’ils s’approchaient de lui et qu’il n’était plus très loin de la source de ce vacarme.

Puis tout se calma. Il entendit des genres de voix, comme si quelqu’un était en train d’hurler dehors, ou en train de parler à travers un microphone.

Soudain, il entendit un tonnerre de bruits et le pauvre homme n’eut que le temps de commencer à se recroqueviller qu’il entendit une détonation immense. Il jeta ses affaires au sol et s’accroupit suite à son instinct, il aurait pu juré que les fondations même de la tour avaient tremblé. Malheureusement pour lui, à peine eut-il le temps de se jeter au sol que la cabine se déforma sous une pression inimaginable. Les câbles cédèrent tous sous le poids de la chose qui tombait sur la bâtiment, ce dernier s’écrasant à son tour. Le corps de Paul ne résista pas à cette monstrueuse apocalypse, tandis que dehors un silence de mort semblait tomber sur la ville.

Une dizaine de minutes plus tôt…

-« Bonjour, Barbara Rottrier à l’antenne » Annonça la blonde maquillée d’un mascara discret à la caméra pour se présenter. « Je suis actuellement embarquée dans un hélicoptère et en direct sur France pour 3 pour un flash spécial. Il s’avère qu’en ce moment précis, une personne gigantesque est en train d’arpenter la ville de Lyon, et elle aurait vraisemblablement détruit plusieurs structures déjà. Apparemment, son voyage aurait débuté à l’hôpital Édouard Henriot où la jeune fille aurait subit une croissance inimaginable, jusqu’à atteindre une taille d’environ une trentaine de mètres de haut. Nous ignorons les véritables causes de cette croissance, mais le fait est que cette personne s’est actuellement déplacée dans le centre de Lyon, occasionnant des dégâts incommensurables. » La journaliste fit une pause et mit deux doigts sur son oreillette, écoutant ce qu’on lui disait.

Puis elle approcha à nouveau son micro. « Nous venons de m’informer qu’elle se dirige en direction de la gare Part-Dieu, c’est pourquoi nous prions tous les habitants qui se trouvent dans cette zone d’être extrêmement vigilants. Il semblerait que des morts soient déjà à déplorer, alors il est impératif que vous restiez cloîtrés chez vous. Ceci est pour votre sécurité. »

Elle s’arrêta à nouveau de parler pour écouter ce que le pilote avait à lui dire. « Très bien. » Lui répondit-elle. « Je viens d’apprendre que nous l’avons en visuel, alors nous allons ouvrir la porte pour vous montrer en direct ce qui est en train de se passer. »

Alors qu’elle prononçait ces mots, la porte à sa gauche coulissa pour laisser apparaître la ville de Lyon dans la nuit, éclairée de toutes parts. Alors que la caméra se tournait en direction de l’extérieur, une silhouette gigantesque entra dans le champs de vision de l’appareil. Après quelques millisecondes d’image, tout les téléspectateurs purent reconnaître l’immense forme d’un corps humain, presque aussi grand que les tours les plus hautes de la ville française. La personne dont la journaliste avait parlé précédemment était une « petite » fille -du fait de son jeune âge- blonde, grande d’environ une trentaine de mètres. Elle était, bien entendu, complètement nue et aucun système de censure n’était disponible étant donné que les images étaient filmées et retransmises en direct. Cependant, la majorité des spectateurs n’avait même pas remarqué ce détail, tellement la situation était exceptionnelle.

Que faisait cette géante au beau milieu Lyon ?

-« Comme vous pouvez le voir, tout ceci n’est pas un canular. Je n’ai toujours pas d’information quand à la cause de tout cela, mais on vous le transmettra dès qu’on en saura plus. » Après s’être arrêtée de parler pendant quelques instants pour observer la scène, la journaliste reprit : « Même si nous ne connaissons rien quand aux raisons de cette subite croissance, la géante n’a pas l’air d’avoir de mauvaises intentions. Elle est très jeune, une dizaine d’années je dirais. Il me semble qu’elle est train de pleurer, même si je n’en ai pas la certitude. Peut-être qu’en zoomant un peu Richard..? »

Comme pour lui répondre, le cameraman effectua un zoom sur la géante petite fille en train de tituber dans la rue. Elle avait effectivement porté ses mains au niveau de son visage et il était possible d’apercevoir quelques gouttes couler le long de ses joues. Si la ville n’était pas aussi dévastée derrière elle, tout le monde aurait eu pitié de la pauvre enfant.

-« Elle semble bien être en train de pleurer. C’est incroyable ! Ses larmes sont tellement grandes qu’elles arrosent la rue en bas, on peut voir des flaques au niveau du sol se former suite à chaque larme tombée ! » Remarqua la journaliste. « Nous ne savons pas pourquoi elle est en train de pleurer, mais une chose est sûre c’est que son corps immense a causé d’innombrables dégâts » Annonça la femme à l’antenne.

Une fois qu’elle eut fini de prononcer sa phrase, le cameraman effectua plusieurs plans sur lesquels on pouvait avoir une idée de l’étendue des dégâts, afin d’illustrer ce qui venait d’être dit. Sur leurs écrans, les gens pouvaient apercevoir des trous gigantesques creusés dans la route à chacun des pas de la géante, des bâtiments éraflés -mais pas détruits-, des câbles arrachés, des voitures piétinées, des vitres cassées, etc… Aucun feu ne s’était encore déclaré, si ce n’est à l’hôpital dans lequel elle avait subi cette incroyable croissance, mais peu de personnes en étaient actuellement informées.

-« Oulah.. » Interrompit la journaliste. « Si tu te tournes sur la gauche Richard tu vas pouvoir apercevoir des genres de d’hélicoptères militaires arriver, il me semble. » Même si elle n’était pas sûre d’elle, ce que Barbara Rottrier venait d’annoncer était bien vrai : on pouvait apercevoir une petite dizaine d’appareils volants s’approcher à l’horizon, et ceux-ci venaient de la base militaire la plus proche. « Je ne savais pas qu’ils comptaient venir.. » Annonça la journaliste. « Mais j’ai un mauvais pressentiment. Peut-être est-ce le seul moyen qu’ils ont trouvé pour immobiliser cette espèce de… Monstre gigantesque. »

Puis, un silence lourd tomba sur la chaîne d’informations alors que tout le monde attendait, incapable de deviner ce qui allait se passer. La géante continuait d’avancer, mais elle s’arrêta rapidement lorsqu’un microphone vociférant des menaces se fit entendre dans toute la rue.

-« ..Je répète ce que je viens de dire, stoppez vous immédiatement. Cessez de bouger, où nous devrons utiliser la force pour vous maîtriser. Je répète, cessez de bouger où nous devrons utiliser la force pour vous maîtriser. »

La jeune fille leva les yeux pour apercevoir une rangée d’hélicoptère en stationnement dans les airs, stabilisés au-dessus de sa tête, et quelques dizaines de mètres plus loin. Ils étaient équipés d’appareillage militaire, missiles et mitrailleuses pouvaient être aperçus pointant dans la direction de la géante. La jeune fille resta immobile quelques secondes, mais elle finit par baisser à nouveau la tête et elle se remit en marche. Ses pas gigantesques lui faisaient parcourir des dizaines de mètres à chaque fois, et les forces armées furent rapidement effrayées. Se sentant menacé, leur commandant n’eut d’autre choix que d’ordonner à son appareil d’ouvrir le feu. Aussitôt, une roquette fut tirée et alla se loger directement dans la poitrine de la géante.

Tout le monde derrière son téléviseur lâche un cri de stupeur, tandis que les journalistes hurlèrent au son de l’explosion, cette dernière suivie d’un vacarme assourdissant alors que le monstre gigantesque semblait s’affaler au sol. Des grondements inimaginables pouvaient être entendus alors que tout semblait s’écrouler. L’image fut floue quelques instants, le temps que l’hélicoptère des journalistes se restabilise, et lorsque les téléspectateurs purent à nouveau y voir clairement, un nuage de poussière et de fumée envahissait la zone alentours.

Il fallut attendre plusieurs dizaines de secondes pour que le nuage se dissipe. Ce n’est qu’à ce moment que tout le monde lâcha un nouveau cri de surprise : la géante était actuellement couchée sur un bâtiment. Elle était à moitié recouverte par la tour qui s’était écroulée sur elle, et une fumée incroyable s’échappait encore des décombres.

Après cette scène d’apocalypse, un silence de mort pesait sur les lieux. Seuls quelques blocs s’affaissant encore perçaient le lourd silence.

Puis, alors que personne ne savait quoi faire, un pied de la géante se mit à bouger. Il fut rapidement suivi par son autre pied, secouant les décombres qui avaient pu tomber dessus. Ses jambes suivirent le mouvement, et soudainement un bras perça le tas de béton. Il enleva rapidement ce qui empêchait la géante de se redresser, et son visage put être aperçu. Elle était éraflée de partout et certaines parties de son corps semblaient brûlées, elles étaient complètement noires du moins .

Tout à coup, les yeux de la géante se fixèrent sur les auteurs des faits, et elle verrouilla son regard sur les machines volantes. Le Commandant souhaitait attendre avant d’ouvrir à nouveau le feu, peut-être que cette mise en garde avait suffi à lui faire comprendre qu’il valait mieux les écouter. Et puis, elle risquait de ne pas survivre à une nouvelle attaque.

Sans que personne n’ait le temps de réagir, elle sortit des décombres avec une vitesse fulgurante et elle se jeta sur les hélicoptères, les frappant de plein fouet, les uns après les autres en un unique mouvement de la main. Les machines explosèrent et s’enflammèrent au contact de sa main gigantesque, et le coup puissant qu’elle venait de délivrer à chacun d’entre eux les envoya valser dans toutes les directions. Les hélicoptères furent projetés dans les bâtiments les plus proches, causant encore plus de dégâts.

Encore une fois, tout les témoins de la scène sentirent leur coeur s’arrêter de battre suite cette vision de carnage, et le pilote du dernier hélicoptère encore intact (à savoir celui dans lequel se trouvaient les journalistes) décida de prendre de l’altitude afin d’éviter de connaître le même sort que ses pauvres camarades de l’armée. Une fois hors de portée de la géante, il arrêta de se déplacer et l’image se stabilisa à nouveau. Alors qu’elle remarquait que du sang coulait depuis plusieurs blessures sur le corps de la géante, la journaliste prit la parole. « Bien entendu, je ne l’ai pas dit tout à l’heure mais l’émission est interdite aux mineurs pour cause de nudité et de violence. Vous êtes libre d’arrêter votre téléviseur. »

À peine avait-elle terminé son annonce, qu’un cri déchira l’atmosphère. C’était la jeune fille blonde qui venait de hurler en tombant à genoux, enfouissant à nouveau son visage dans ses mains. Sa voix de petite fille était anormalement puissante à cause de sa taille disproportionnée, mais ce n’était pas ce qui impressionnait le public. Le cri de rage qu’elle avait poussé était sorti de nulle part, un peu comme un caprice de gamin, et les gens craignaient qu’elle entre dans une colère incontrôlable. Ce n’était pas courant d’avoir peur du caprice d’un petit enfant, mais le fait est qu’avec une telle taille la géante pouvait parfaitement de tout détruire, et personne ne serait en mesure de l’arrêter pour l’instant.

Cependant, ce n’est pas du tout ce que la petite fille fit. Elle continua de pleurer ouvertement, avant de dire à haute voix : « Qu’est-ce que vous avez fait..? Vous avez tué plein d’innocents… » La pauvre géante continua de se lamenter pendant encore quelques instants, puis elle s’arrêta soudainement. Son visage se redressa, et à ce moment tout le monde retint son souffle. Puis, sans que personne ne comprenne pourquoi, elle se jeta sur le bâtiment écroulé dans son dos et approcha son oreille de ce dernier. Elle écouta attentivement, et ses mains gigantesques s’emparèrent de certaines parties de la tour détruite. Elle dégageait des blocs les uns après les autres avec une aisance surnaturelle, soulevant des tonnes de béton sans même forcer avec ses petits bras de fillette. Elle était cependant très lente dans ses mouvements, comme si elle était en train de manipuler un château de cartes et qu’elle craignait que tout s’effondre. Finalement, ses yeux semblèrent s’illuminer alors quelle retirait quelques derniers morceaux de murs. Ses doigts immenses s’enfouirent alors dans un reste de gravats, et elle récupéra une petite chose.

Toujours agenouillée, elle apporta sa trouvaille au niveau de son visage pour pouvoir l’examiner, et un semblant de grimace se dessina sur ses lèvres déjà tirées par le stress. Elle pivota et déposa ultra délicatement ce qu’elle tenait sur la route, à ses genoux. La caméra zooma sur ce qu’elle venait de poser par terre, et tout le monde se rendit compte avec stupéfaction qu’il s’agissait actuellement d’un autre enfant. C’était un jeune garçon, et c’est dans le dégoût le plus total que les gens s’apercevaient qu’une barre métallique transperçait son flanc. Sa jambe était aussi tordue dans un angle vraiment étrange d’un point de vue anatomique.

La géante se redressa à peine et agita ses doigts devant elle, comme pour se préparer à faire quelque chose. Le pauvre petit être humain était en train de pleurer. Puis elle ouvrit sa bouche titanesque pour lui parler : « Je suis désolée, mais il va falloir que je te retire ça… »

En prenant son courage à deux mains, elle approcha ses doigts du corps tremblant du tout petit garçon. Tandis que sa main gauche l’immobilisa en retenant son buste et son bassin, sa main droite s’empara du barreau de métal et elle commença lentement à tirer dessus. Il était difficile d’entendre l’enfant depuis cette distance, mais l’aperçu de son visage suffisait à en déduire qu’il était actuellement en train de hurler, sans anesthésie une telle douleur devait être insupportable. Mais la géante ne se décourageait pas, et elle garda une prise ferme sur lui pour l’empêcher de se tortiller dans tous les sens et pour pouvoir finir de l’aider.

La douleur était si forte que le pauvre petit garçon ne résista pas. Sans le voir venir, il s’évanouit entre les doigts gigantesques de son immense sauveuse…

-« Je me souviens que j’avais atrocement mal, mais pourtant ce n’est pas la douleur qui m’a le plus marqué.. » Annonça Mathieu alors qu’il relevait légèrement son t-shirt pour montrer une cicatrice immense sur son flanc droit.

-« Ouii je sais.. » Lui répondit Émilie, moqueuse. « C’est mon visage divin, tu me l’as déjà dit des centaines de fois.. »

La géante au coeur d’or faisait semblant d’être lassée d’entendre cette version de l’histoire, alors que Mathieu savait parfaitement qu’elle adorait ce passage là. Du moins, elle adorait qu’il la considère comme sa sauveuse, son ange protecteur, sa Déesse, ou tous les surnoms qu’il avait pu lui donner.

-« Mais c’est quand même bizarre que après ça tu aies décidé de t’engager dans l’armée, alors que c’est un peu à cause de eux que tout ça est arrivé.. »

-« Mmh, oui je sais ! » S’exclama la géante, penseuse. « Mais tu sais bien comment on a grandi après ça, j’étais destinée à m’engager… »

 

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